I Said Make My Abilities Average! 16 VF

anthonys01 avril 7, 2018 Vues 303

Chapitre 16 : Fuite

 

 

Le soir du jour de l’incident.

Dans le bureau vide du roi à l’intérieur du palais se trouvaient trois personnes :

Le roi, le capitaine de la garde Burgle, et la troisième princesse Morena.

 

“… Est-ce que tout cela est vrai ?” (le roi)

“Que gagnerait-on à raconter un mensonge de la sorte ?” (Burgle)

“Père, croyez en nos mots, je vous en prie !” (Morena)

“Hum…” (le roi)

 

Après avoir réfléchi un peu sur la question, le roi décida des actions à prendre.

 

“Invitez cette fille au palais.” (le roi)

“Père !” (Morena)

“Ce serait…!” (Burgle)

 

Contrastant avec la troisième princesse et Burgle paniqués, le roi répondit sans perdre son calme.

 

“Avec tant de témoins, il est impossible que l’information ne se propage pas. Et nous ne pouvons pas laisser une personne si importante seule dans le cas où des nobles ou des espions d’autres pays venaient à remarquer son existence…

Il ne devrait pas y avoir de problème tant que nous ne parlons pas des faits concernant la déesse, non ? Alors nous n’avons qu’à l’inviter pour la récompenser d’avoir protégé un enfant avec son propre corps par altruisme pour protéger l’honneur de la princesse. Ou y a-t-il un problème avec ça ? Ce genre de récompense n’est-il pas naturel en tant que roi et en tant que père ?” (le roi)

” ” Ah… ” ”

“Morena, étant celle ayant eu son honneur protégé, demande à cette fille de devenir ton amie.” (le roi)

“O-Oui. C’est également quelque chose que je souhaiterais, alors j’en serais ravie…” (Morena)

“Très bien. Burgle, puisque tu connais son visage, je t’ordonne de retrouver cette fille. Commence immédiatement les recherches.” (le roi)

“Compris !” (Burgle)

 

Les recherches se terminèrent si vite qu’on ne pouvait pas appeler ça des recherches.

Après tout, Adele portait son uniforme scolaire, et en tant que garde royal, ne pas connaître les uniformes de Ardlay et Ekland était impossible. De plus, ses cheveux argentés brillants étaient facilement remarquables. C’était trop simple.

Burgle, le capitaine de la garde, arrangea immédiatement un rendez-vous avec le directeur et confirma les antécédents d’Adele.

Face à un ordre direct du roi, le directeur ne pouvait pas mentir au capitaine de la garde royale pour quelque chose d’aussi dérisoire que le pot de vin d’un vicomte, et cracha facilement le nom complet d’Adele et sa lignée.

Le directeur n’avait aucune mauvaise intention, et pensait qu’avec cette enquête, la situation d’Adele pourrait s’améliorer. Il pensait qu’elle pourrait faire un pas vers le sommet avec ça.

Quand Burgle rapporta les informations au roi, ce dernier envoya immédiatement un messager à la fille du vicomte Ascham pour l’inviter au palais.

 

“… Et pour cette raison, le roi demande expressément la présence de la fille du vicomte Ascham. Voici son invitation.”

 

Adele était troublée par la lettre que le vicomte dont elle ne se rappelait pas le nom essayait de lui donner.

 

(Pourquoi est-ce que ça a tourné comme ça…)

 

Même si c’était un ordre direct d’une déesse, avec tant de gens au courant, il était impossible que le secret soit tenu. Elle était destinée à être harcelée par la noblesse à cause de son statut de « réceptacle d’une déesse ». Ignorant cette possibilité, Adele continuait à vivre tranquillement sa vie à l’académie quand elle fut appelée par un professeur durant le cours de l’après-midi. Elle était maintenant seule avec le messager dans la salle de réception de l’école.

 

(Si je ne fais rien, je vais être restreinte et enfermée. Et dans le pire des cas je serai emprisonnée et disséquée. Même si vous m’ouvrez, vous ne trouverez pas de déesse à l’intérieur !

Qu’est-ce que je fais, qu’est-ce que je fais…

Je dois réfléchir, trouver quelque chose…

Chauffe, ma matière grise !)

 

L’esprit désespéré d’Adele remarqua alors quelque chose.

Ce messager ne se trouvait pas sur les lieux lorsque l’incident était arrivé.

Elle était sûre et certaine qu’il n’y avait pas de chevalier avec un ventre si rond.

Et le prétexte que le messager a donné n’avait rien à voir avec la déesse ou les événements d’hier, il a juste parlé de “la bienfaitrice de la troisième princesse”.

Et il n’était sans doute pas au courant pour Adele et la déesse puisque, même s’il n’a pas parlé, son comportement était aussi trop normal.

 

(Personne ne lui a rien dit pour la déesse et pour les événements d’hier ?

Alors cette personne est juste larbin qui n’est pas au courant de la situation !)

 

Si c’était le cas, il y avait un moyen de s’en sortir. En utilisant bien sûr ses compétences de comédienne en lesquelles elle avait récemment gagné confiance !

 

“Hein ? Vous voulez que je livre ça à la fille du vicomte ?” (Adele)

“Hein ?”

 

Le messager était surpris par la réponse inattendue d’Adele.

 

“Je veux dire, vous ne veniez pas juste de dire que cette invitation devait être livrée à la fille du vicomte Ascham qui va à l’Académie Ardlay ?” (Adele)

“Hein ? Comment ?”

 

Adele continua son offensive face au messager confus.

 

” La fille du vicomte va à l’académie de haut rang Ardlay, pas à l’académie Ekland. J’ai peut-être reçu des fonds de la famille Ascham pour étudier ici, mais je n’oserais jamais utiliser leur nom. Je me ferais tuer si je le faisais. Quelqu’un a probablement dû faire une petite erreur.” (Adele)

“Q-Quoi ?!”

“Ne dites à personne que vous vous êtes adressé à moi par erreur, je vous en prie. Ce serait terrible si le vicomte venait à couper mes fonds par colère.” (Adele)

“B-Bien ! Ne t’inquiète pas, je ne le dirais à personne…”

 

Avec ces mots d’adieu, le messager prit rapidement congé. Il se dirigeait probablement vers Ardlay.

 

(Cette invitation était pour demain midi… Il semblerait que ça y est.)

 

Adele se décida à prendre sa retraite.

Ses camarades de classe noyèrent immédiatement Adele avec des questions sur ce qu’il s’est passé après qu’elle ait été convoquée par un professeur surexcité. Mais elle dévia rapidement les questions avec un simple « ils m’ont confondu avec quelqu’un d’autre ».

Marcella et ses amies ne purent se détendre qu’après qu’Adele répondit leurs regards inquiets par “la demi-sœur”.

 

Après la fin des cours, Adele commença ses préparations immédiatement après être arrivée dans sa chambre de dortoir.

Tout d’abord, il fallait écrire des lettres.

Une pour ses amies, pour ses camarades de classe, et pour la gérante du dortoir. Une lettre remerciant Aron le boulanger, et pour s’excuser du départ soudain. Et finalement, une lettre de notification pour l’école.

Elle passa beaucoup de temps à écrire ces lettres, mangeant son diner d’une main. Elle finit enfin d’écrire à minuit.

 

(Ensuite, la prochaine chose à préparer est… rien d’autre, je suppose.)

 

Même si un an s’était écoulait, l’inventaire d’Adele n’avait pas vraiment augmenté en taille puisque ses sous-vêtements de rechange et ses restes de nourriture étaient stockés dans son Item Box. Sa chambre était essentiellement vide, comme d’habitude.

Après avoir délibéré pendant quelque temps, Adele décida de garder ses uniformes et tenues de sport. Ils étaient déjà bien usés, donc ils ne pourraient pas être réutilisés par d’autres personnes, et seraient jetés si elle les laissait ici.

Et surtout, si elle ne les prenait pas, elle n’aurait rien à porter.

Les vêtements qu’elle portait il y a un an étaient effectivement devenus trop petits.

Après avoir aligné les lettres avec soin sur son bureau, Adele prit une unique couverture du haut de son lit et la plaça dans son Item Box avant d’observer l’ensemble de la chambre.

… C’était superbement vide.

 

“Adieux !” (Adele)

 

Après avoir murmuré ça, Adele sortit soudainement une assiette avec un os du tiroir de son bureau et déplaça les lettres sur le lit.

 

(Il devrait pouvoir s’en sortir de toute façon comme c’est un chat errant. Et c’est sans doute toi, le chat errant que d’autres filles nourrissent en te donnant des noms comme Kuro, yeux dorés, queue en clé, anti-insecte !)

Comme les chats avaient tendance à ne pas aimer les personnes qui les inondaient d’affection, cette chambre devait être confortable pour lui puisqu’il pouvait être caressé quand il le voulait, et dormir sur le lit le reste du temps. C’est ce qui le faisait souvent venir.

Son seul point de mécontentement avec Adele était qu’elle ne lui donnait que des os en casse-croute, donc il allait visiter d’autres filles pour grignoter.  Un fait qu’Adele n’a pas manqué de remarquer.

Pour une raison obscure, il n’allait visiter que des filles par contre, et évitait le dortoir des garçons…

 

“Tout est prêt. Fuyons !” (Adele)

 

Le matin suivant, son professeur était inquiet qu’elle ne soit pas venue en classe et demanda à un professeur libre d’aller la voir. Ce dernier alla au dortoir des filles à la chambre d’Adele et trouva une chambre vide avec seulement quatre lettres. Cette nouvelle mit l’école sens dessus dessous.

D’une manière ou d’une autre, Adele était devenue une sorte de mascotte adorée des élèves et des professeurs. Même si elle ne désirait être qu’une étudiante normale.

En ouvrant les lettres, tout le monde apprit qu’elle était partie de son plein gré, et comme elle avait écrit une lettre officielle de notification pour prévenir qu’elle quittait l’école, l’académie Ekland ne pouvait rien faire. Le mieux que l’école pouvait faire était de prévenir ses tuteurs.

 

“Qu’est-ce que tout ça veut dire !” (Kelvin)

“Y a-t-il un problème ?” (Marcella)

 

Marcella répondit avec un air irrité à Kelvin qui était sur le point d’exploser.

 

“Je parle d’Adele, évidemment ! Où est-elle allée ?! Et pourquoi ?!!” (Kelvin)

 

Même s’il avait le sang chaud au point d’en être étouffant, ses mots n’étaient pas des mots agressifs vides de sens, mais plutôt d’inquiétude sincère pour Adele.

Comme la lettre adressée à ses camarades de classe, Adele ne faisait que s’excuser pour sa disparition soudaine, et les remerciait pour tout, il n’y avait rien concernant les circonstances de ces événements soudains. Il était donc évidemment qu’ils essayeraient d’avoir plus de détails de Marcella qui avait reçu une lettre séparée.

 

“Un problème familial. Un problème de succession. Une chose normale dans la noblesse, pas vrai ?” (Marcella)

“… Et elle est l’héritière ?” (Kelvin)

“Non, elle est une gêne. La situation a sans doute mal tourné, donc elle a dû faire profil bas.” (Marcella)

“C’est…” (Kelvin)

 

Kelvin était sans voix, mais ne fit que rigoler.

 

“De quoi t’inquiètes-tu ? Penses-tu vraiment que cette fille se ferait avoir pour si peu ?

Je suis sûre qu’elle était ravie de pouvoir mettre à la poubelle ce nom de famille agaçant et vivre comme elle le souhaite. De quel genre de fille avait-elle l’air pour toi cette dernière année ?” (Marcella)

“… Mais je n’ai même pas encore pu lui demander pardon ni la remercier.” (Kelvin)

“Cette fille disait toujours qu’elle voulait “vivre une vie ordinaire”, mais penses-tu vraiment qu’elle en est capable ? Elle va sans doute échouer à un moment et se retrouver au-devant de la scène.

N’est-ce pas suffisant si tu te montres à ce moment-là après être un homme assez bon ?” (Marcella)

“…” (Kelvin)

 

Marcella regarda Kelvin avec des yeux emplis de gentillesse alors qu’il s’en allait silencieusement.

Un des garçons qui assistait à la scène laissa échapper inconsciemment un murmure.

 

“Marcella… C’est une bonne fille…”

 

Les garçons aux alentours ne pouvaient qu’acquiescer.

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