I Said Make My Abilities Average! 17 VF

anthonys01 avril 7, 2018 Vues 784

Chapitre 17 : Accusation

 

 

Le roi, sa fille la troisième princesse, ainsi que de nombreux autres nobles étaient rassemblés dans la salle d’audience du palais.

Après que toutes les autres affaires aient été réglées, avec seulement le cas de cette fille à traiter, Morena prit place aux côtés du roi et se prépara.

Ils avaient d’abord prévu de la recevoir dans une pièce séparée avec un comité restreint. Mais comme la fille allait souvent fréquenter la princesse dans le futur, ils ont pensé que ça serait mieux de la présenter officiellement de cette manière pour éviter des problèmes futurs avec les autres nobles.

 

“Vicomte Ascham ainsi que sa fille, entrez !”

 

En suivant les instructions de l’ouvreur, le vicomte et sa fille Prissy se dépêchèrent d’entrer dans la salle d’audience.

Ils s’avancèrent jusqu’à être devant le roi, se mirent à genoux et s’inclinèrent.

Le duo était fou de joie.

Hier, un messager du palais leur avait soudainement rendu visite et leur avait dit que « la troisième princesse voulait inviter la fille du vicomte Ascham au palais dans l’espoir de créer des liens d’amitié ».

L’amie de la princesse.

Ce n’était pas une chose aussi petite comme une connexion avec quelqu’un du palais. Cela voulait dire un moyen immédiat de faire entendre sa voix aux princes et même au roi. La possibilité qu’un des princes s’intéresse à Prissy était aussi accessible.

Ils ne savaient pas à quel moment la princesse les a remarqués. C’était peut-être même un souhait indirect du quatrième prince qui était entré dans la même école cette année…

Et ainsi, leurs attentes montèrent en flèche à l’infini.

 

“Levez vos têtes.” (le roi)

 

Suivant les mots du roi, Prissy et son père levèrent leurs têtes.

Le roi regarda en direction de Morena.

Mais le visage de Morena s’était transformé en pierre et aucun mot ne quittait sa bouche.

 

“Hum ? Qu’y a-t-il ?” (le roi)

“Hum, où est cette personne ?” (Morena)

“Hein ? La fille du vicomte Ascham est juste ici, non ?” (le roi)

“Mais ce n’est pas elle…” (Morena)

 

Des marmonnements pouvaient se faire entendre parmi les autres participants, puisque la conversation entre le roi et la troisième princesse rendait évitant le fait qu’une erreur avait été faite.

 

“Où est Burgle ?”

“Il était dans la salle d’attente plus tôt, mais est parti précipitamment.”

 

Un garde répondit avec un air troublé.

 

“Mon roi, puis-je prendre la parole ?”

“Hum ? Comte Bonham ? Je te l’autorise.” (le roi)

“Merci, votre majesté !” (comte Bonham)

 

La demande soudaine de prise de parole d’un des participants piqua la curiosité du roi.

Le comte Bonham commença alors à interroger la fille du vicomte Ascham.

 

 

“Jeune demoiselle, où se trouve ta mère actuellement ?” (comte Bonham)

“Ma mère se trouve dans le manoir des Ascham dans la capitale…” (Prissy)

“Je vois… Alors je ne me trompe pas en supposant que tes beaux cheveux dorés te viennent de ta mère ?” (comte Bonham)

“E-Eh bien, oui, c’est le cas…” (Prissy)

 

Même si elle ne comprenait pas le sens derrière ces questions, Prisse y répondit fidèlement.

Le comte Bonham fit alors une déclaration envers le roi.

 

“Ma femme était en bons termes avec la comtesse des Ascham depuis qu’elles se sont rencontrées à l’académie Ardlay. Lorsque nous avons été notifiés dix ans plus tôt qu’elle avait donné naissance à une fille, ma femme et moi sommes allées leur rendre visite. Le bébé que nous avions vu ce jour-là avait de doux cheveux argentés hérités de sa mère…

Et puis, il y a trois ans, cette mère est décédée dans un accident. Ainsi, je pensais que la situation présente était étrange…” (comte Bonham)

“Quelque chose comme ça n’appartient pas à la famille !” (Prissy)

 

Prissy cria soudainement.

 

“La fille de ma précédente femme n’est pas nécessaire à la famille Ascham. C’est pourquoi nous l’avons chassée et lui avons interdit d’utiliser le nom de la famille. Cependant…” (vicomte Ascham)

 

Le vicomte Ascham se dépêcha de couvrir la bouche de Prissy, mais il était déjà trop tard.

 

“C’est le droit du père de traiter sa fille comme il l’entend, cependant, cette fois la situation est un peu différente.” (comte Bonham)

 

Le comte Bonham continua ses mots.

 

“Comme je l’ai mentionné plus tôt, ma femme a été en bons termes avec la comtesse Ascham depuis leurs jours à Ardlay. Cela signifie que le vicomte a dû se marier à la famille Ascham pour avoir son titre actuel. Le sang de la famille Ascham ne coule ni dans ses veines ni dans celles de sa fille ici présente. La lignée des Ascham ne continue qu’avec la fille de sa précédente femme, une enfant qu’il a intentionnellement chassée.” (comte Bonham)

“C’est de l’usurpation !”

“Prendre le contrôle d’une lignée de noble ! C’est l’acte le plus bas qui soit !”

“Cet outrage est punissable par la mort !”

 

Des accusations commencèrent à fuser dans la salle d’audience.

Le vicomte Ascham était devenu pâle comme un fantôme et était complètement raide.

 

“Qu’avez-vous à dire, Vicomte Ascham !” (le roi)

 

Même la voix du roi était devenue sévère. Toute la salle se tut en attente de la défense du vicomte.

Mais le vicomte Ascham restait mué, et n’essayait même pas de réfuter les accusations.

Quelque temps après que ce silence oppressant s’était installé, les portes du hall s’ouvrirent et un chevalier entra dans la salle.

 

“Burgle ! Où étais-tu passé ?!” (le roi)

 

En réponse aux mots du roi, Burgle sortit une lettre scellée et commença à s’expliquer.

 

“Lorsque j’étais entré dans la salle d’attente où cette fille était supposée être, pour y trouver cette fille inconnue, j’ai supposé qu’il y avait eu une erreur et me suis dépêché d’aller à l’école où cette fille étudiait.

Et on m’a alors dit qu’elle était introuvable depuis ce matin, et n’avait laissé que quatre lettres…

Trois d’entre elles étaient adressées à ses camarades de classe et professeurs, mais une était directement adressée aux filles que je suppose être ses meilleures amies. Les détails y sont écrits.” (Burgle)

“Rapporte-nous donc son contenu.” (le roi)

Ordonna le roi en regarda la lettre que Burgle tenait dans ses mains.

 

“À vos ordres. Pour résumer le contenu, alors qu’on lui avait interdit d’utiliser son nom de famille, quelqu’un est apparu devant elle et a essayé de la convoquer au palais sous ce même nom. Si une telle chose venait à se réaliser, elle serait tuée comme sa mère et son grand-père. Elle est pour l’instant en fuite, mais elle compte s’installer dans un village et y vivre une vie paisible, donc il n’y avait pas besoin de s’inquiéter pour elle.” (Burgle)

“Tuée comme sa mère et son grand-père, tu dis ?!” (Burgle)

 

Celui qui répondit au cri roi était le comte Bonham.

 

“Le chef précédent de la famille ainsi que sa fille ont été tués par des bandits, mais étrangement, ce cas a été le seul accident de cette nature recensé dans la région. Et encore plus étrange, ce n’était pas le vicomte Ascham et sa femme, mais la combinaison rare de sa femme et le précédent chef de la famille. Complètement par hasard.

Ma femme avait également des doutes, mais je ne pouvais pas simplement accuser une autre famille noble sans preuve, donc elle a continué à exprimer son mécontentement…” (comte Bonham)

 

Le visage du vicomte Ascham était passé de blanc craie à blanc neige.

 

“Jetez ces deux-là dans le donjon ! Envoyez des soldats à la résidence du vicomte pour appréhender sa deuxième femme. Concernant la mort du précédent chef de la famille Ascham et sa fille, une nouvelle investigation va être lancée pour toutes les personnes liées. Toutes les personnes étant trouvées coupables d’avoir accepté des pots-de-vin, ou tous ceux qui auront manqué à leur devoir seront jugées comme complices.

Jusqu’à ce que l’héritière légitime reprenne le contrôle du territoire des Ascham, un magistrat royal prendra soin de son administration.

Burgle, pars à la recherche de l’héritière légitime. Les jambes d’une petite fille n’ont pas dû l’emmener bien loin, alors rattrape le retard d’une mi-journée. Tu peux prendre autant d’hommes que nécessaire. Sois certain de la prendre sous ta garde et la ramener ici.

Ce sont tous mes ordres !” (le roi)

 

En suivant les instructions rapides du roi, les gens quittèrent un à un la salle d’audience.

Les nobles présents étaient assez surpris des ordres précis et rapides du roi habituellement doux, mais pensèrent que leur roi pouvait être de confiance dans les moments cruciaux.

Et pourtant, personne n’a remarqué que le roi était plus bouleversé que jamais…

Après que les derniers nobles aient quitté la salle d’audience…

 

“Père, cette personne est…” (Morena)

“Ne le dis pas…” (le roi)

 

Le roi fit tomber sa tête en réponse à la question de la troisième princesse.

 

(Je t’en supplie, Burgle, trouve cette fille…)

 

12 jours plus tard dans une ville de province d’un pays voisin à son pays natal.

Un bâtiment avec une enseigne sur lequel se trouvaient une épée, une lance et un sceptre croisés par-dessus un bouclier.

… Ce n’était pas un magasin d’armes ni la boutique d’un forgeron.

Oui, ce bâtiment était la « Guilde des Hunters ».

Et devant se trouvait une fille seule.

La bourse qu’on lui avait donnée contenait le montant déconcertant de 3 pièces d’or, avec lesquelles elle avait acheté des chaussures et un plastron en cuir, ainsi que quelques vêtements.

Une épée de seconde main qu’elle avait réussi à négocier complétait son équipement.

Comme elle casserait facilement une épée normale si elle devenait sérieuse, elle n’avait pas d’autre choix que de l’ajuster un peu.

Conformément à sa carrure, elle avait acheté une épée de petite taille, et avait ordonné aux nanomachines de la renforcer avec du sable de fer qu’elle leur a demandé d’extraire de lits de rivières asséchées. Le sable de fer était une bonne source pour le Tamahagane, l’acier utilisé traditionnellement pour forger les sabres japonais. Originellement, tout ça aurait dû demander un grand savoir-faire, mais comme elle n’avait qu’à imaginer le résultat final, c’était facile.

 

(Faites en sorte que cette épée ne puisse pas facilement se briser ou se tordre. La lame n’a pas besoin d’être très tranchante. Je vous laisse gérer la quantité optimale de carbone. S’il existe des minerais cools comme le mithril, l’adamantium, l’orihalcon ou la scarletite, ça ne me dérange pas que vous les utilisiez. Faites juste en sorte que l’épée ait l’air normale, s’il vous plaît.)

 

Et c’est ainsi que naquit l’Épée Mystérieuse.

La fille elle-même ne connaissait pas le vrai visage de cette épée.

Elle ne l’a pas faite de zéro puisque ça aurait été fastidieux d’imaginer le manche ou le fourreau et de collecter les ressources pour, et évidemment, pour lui donner l’apparence d’une épée ordinaire.

Ses préparations pour l’extermination de monstres étaient terminées.

Ainsi la fille ouvrit la porte de la guilde des Hunters et entra.

Dans le but de devenir une Hunter ordinaire, qu’on peut trouver partout.

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(3) commentaires

  • Aizuuuu 21 avril 2018 Répondre

    Toujours autant de succès, j’ai hâte de voir la suite!!!

  • Kikotei 19 avril 2018 Répondre

    Salut !
    Merci pour les chapitres =^.^=
    J’adore cette série, qui me surprend à chaque chapitre 😀
    Continue comme ça, tu fais un taff énorme !
    J’attends la suite avec impatience :p

  • erwan 8 avril 2018 Répondre

    Merci pour ces chapitres ! ^^ vivement la suite 😉

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