I Said Make My Abilities Average! 8 VF

anthonys01 janvier 8, 2018 Vues 158

Marcella

Chapitre 8 : Amis 1

 

“Enfin, au moins, les naines sont mignonnes…” (Adele)

Adele qui avait enfin rejoint sa chambre marmonnait, allongée sur son lit.

 

Les elfes ont un corps frêle et sont plutôt grands.

Au contraire, les filles naines sont un peu plus petites que les filles humaines et sont un peu plus rondelettes, mais au final elles ne sont pas si différentes. Elles ne sont pas aussi baraquées que les nains mâles, et évidemment elles n’ont pas de barbe. En termes humains, elles ressemblent à des petites filles prépubères avec un peu de muscle…

Avec ces différences, les caractéristiques des elfes et des nains s’équilibrent bien, diminuant ainsi leur impact sur Adele, lui laissant un corps un peu petit.

Malheureusement, ces caractéristiques semblent amplifier l’effet concernant sa poitrine…

 

Non, rien n’était encore sûr !

Elle devait sans doute trop réfléchir.

Elle pourrait tout simplement avoir la réponse des nanomachines…

 

“Je ne peux pas leur demander ça !!!

Qu’est-ce que je fais si en leur demandant je m’aperçois que j’avais raison ?!

C’est affreux ! Trop flippant !!” (Adele)

 

“Vous m’avez appelé ?” (nanomachine)

 

” Non !” (Adele)

 

Adele répondit en criant sans réfléchir.

 

Zezezeze…

 

Quand elle remarqua sa bourde, Adele regarda les murs de sa chambre en panique. Mais il semblerait qu’aucun de ses voisins n’était dans leur chambre, donc elle n’avait pas besoin de s’inquiéter pour le bruit qu’elle faisait.

 

***

 

Adele était de bonne humeur quand elle alla en classe la semaine suivante. Son job du jour de repos lui avait fait gagner deux pièces d’argent, et elle avait eu l’autorisation de prendre beaucoup de pain invendu qu’elle avait immédiatement stocké dans son Item Box pour pas qu’ils pourrissent.

Mais quand elle entra dans la salle de classe, Adele se figea.

 

“Bonjour, Adele-chan !”

“Qu’est-ce que tu as fait de beau hier ?”

“Mangeons ensemble ce midi !”

Les garçons attaquèrent.

 

Pour être honnête, Adele était vraiment une proie de qualité.

Elle avait l’intelligence pour aller en classe A combiné à des capacités athlétiques pour devenir chevalier, ainsi qu’un talent écrasant en magie. En plus de tout ça, elle était humble puisqu’elle essayait de cacher ses capacités.

Et bien qu’elle ait été présentée comme une roturière, des rumeurs disaient que son admission dans l’école était certaine, peu importe ses résultats lors du test, et elle ne recevait pas de bourse, mais sa famille lui envoyait de l’argent…

Après trois ans, tous les élèves deviendront de vrais membres de la société, et deux ans plus tard, ils deviendront adultes. Alors, même s’ils n’avaient qu’à peine dix ans, de nombreux élèves dans cette classe cherchaient à avoir de nouvelles connexions, et cherchaient des compagnes et compagnons potentiels.

 

“Encore vous ! Vous ne voyez pas que vous embêtez Adele-chan ?!”

La même fille aux aires de déléguée… ou juste déléguée pour faire court l’aida de nouveau.

“M-Merci. Je n’ai pas l’habitude de parler à des garçons…” (Adele)

 

Après avoir remercié la déléguée et parlé un peu avec elle, Adele remarqua quelque chose.

(Ça, c’est quelque chose que des amis feraient ! Des amis !!)

 

Elle était, en prenant en compte sa vie antérieure, la première amie d’Adele.

 

La majorité des garçons ayant entendu Adele décidèrent qu’être trop agressif serait contre-productif, et donc qu’il valait mieux se retenir. Une petite minorité décida d’être encore plus vigoureuse puisqu’Adele avait encore peu de résistance face aux hommes. Cette dernière commencera bien évidemment un peu plus tard à éviter les garçons trop entreprenants.

 

La première semaine était remplie de cours théoriques.

Comme attendu, les professeurs n’allaient pas juste lâcher les élèves dans des combats ou des entraînements magiques dès le début.

En plus de l’éducation générale, les aspects théoriques et les consignes de sécurité des arts martiaux et de la magie étaient également couverts.

Pour Adele, ces cours étaient simples. Il aurait été honteux pour une jeune fille de 18 ans originaire d’un monde des centaines d’années plus avancé d’avoir des problèmes sur ça après tout.

Son esprit et sa mémoire sont les mêmes que lorsqu’elle était Misato. Est-ce que dieu a pensé qu’il aurait été problématique pour Adele de devenir plus bête tout en gardant la conscience de Misato ? Ou peut-être que la magie a ralenti la progression de ce monde, mais les gens étaient en fait très intelligents ?

Adele passa tranquillement son temps en classe, sans prendre la peine de corriger son professeur de magie même si elle savait que le contenu du cours était un peu à côté de la vérité.

Et ainsi arriva rapidement la veille du jour de repos.

 

“Adele-san, j’aimerais te parler de quelque chose.”

Entendre ces mots de Marcella, la troisième fille d’un baron, accompagné par ses deux amies, fit accélérer le rythme cardiaque d’Adele.

Des amies ! Une invitation d’une amie !

 

“B-Bien sûr ! Quel endroit pourrait convenir… Ma chambre ! C’est assez grand. Est-ce que ça te va ?” (Adele)

“Hein ? Euh, oui, ça ne me dérange pas…” (Marcella)

Marcella répondit en hésitant.

 

En les regardant de loin, Marcella la troisième fille d’un baron, Monika la fille d’un marchand de moyenne classe, et Orianna la roturière boursière, ressemblaient à une noble et son entourage.

Même si Marcella avait l’allure du stéréotype de la princesse arrogante, elle était en fait très attentionnée, et avait aidé la roturière Orianna qui était perdue dans ce nouvel environnement avec l’aide de son amie Monika. Elle considérait que prendre soin du peuple était le devoir d’un noble.

Et avec ça, ces trois-là ne se séparaient jamais.

 

“Que voulait-elle dire quand elle a dit que sa chambre était grande ? Toutes les chambres du dortoir sont identiques…”

“Qui sait ? Enfin, nous comprendrons une fois arrivées.

Nous montrerons à cette fille présomptueuse où est sa place !” (Marcella)

” ” Oui ! ” ”

 

Marcella ne pouvait pas la supporter.

Elle ne l’a pas vu en personne, mais apparemment cette fille avait fait preuve d’un talent incroyable lors du test d’entrée…

Mais ça encore, ça allait. Les humains avaient tous des choses dans lesquelles ils sont bons ou mauvais.
Mais elle ne pouvait pas pardonner qu’elle ait eu le culot de monopoliser tous les garçons juste parce qu’elle était un peu mignonne.
Pour Marcella, les deux prochaines années allaient décider de son avenir. Après cette période, elle devra retourner chez elle pour se préparer pour le mariage. Si elle avait de la chance, elle deviendrait la cinquième femme d’un noble dans la quarantaine, ou la femme d’un homme riche en quête d’un titre de noblesse. Sinon, elle finira comme maîtresse d’un aristocrate haut placé.
Dans une école remplie de filles partageant le même destin que Marcella, il était évident que cette fille qui avait le talent de choisir son futur, et pourtant monopolisait les garçons ne pouvait pas être pardonnée. Elle devait être sévèrement réprimandée.
Ces sentiments guidaient Marcella, la troisième fille d’un pauvre noble.

 

Monika et Orianna, étant des roturières, n’étaient pas vraiment concernées par ça, mais elles voulaient supporter leur amie qui les avait aidées dans le passé.

 

Toc Toc

 

Adele sauta pour ouvrir la porte quand elle entendit quelqu’un frapper.

“B-Bienvenue dans ma chambre ! Entrez je vous prie !” (Adele)

C’était la première fois, en incluant sa vie antérieure, que des camarades de classe entraient dans la chambre d’Adele, ce qui la fit se raidir.

C’est à ce moment-là qu’elle se rendit compte…

(Oh non ! Je n’ai qu’une chaise !)

 

Elle a été négligente.

Elle ne pouvait pas laisser des invitées s’assoir sur le lit, et encore moins si elle s’assoit sur la chaise. Ça la mettrait dans une position plus haute, comme si Adele se moquait d’elles. Elle n’aimait pas non plus la séparation 3 contre 1 que cela produirait.

En pensant ça, Adele s’excusa nerveusement.

 

“J-Je suis vraiment désolée ! J’ai oublié de préparer assez de chaises ! Attendez un peu que j’aille en chercher de la salle commune s’il vous plaît !” (Adele)

Adele sortit précipitamment de la chambre sans laisser le temps pour une réponse.

 

“Cette fille ne sait pas garder son sang-froid !” (Marcella)

“Je suis bien d’accord… Mais maintenant je comprends ce qu’elle voulait dire quand elle a dit que sa chambre était spacieuse.” (Monika)

Monika répondit aux mots de Marcella.

Oui, c’était très certainement spacieux.

La pièce avait la même disposition que les autres chambres, mais il n’y avait aucune malle ou coffre en plus. Il n’y avait pas non plus d’effets personnels, de décoration, de bougies ou de peluches. On aurait dit une chambre non utilisée.

 

“Il n’y a vraiment rien ici…” (Orianna)

Dit Orianna, surprise.

Même dans sa chambre, elle avait des sacs pour ses affaires, une valise de seconde main achetée en ville, et beaucoup de petits bibelots que les villageois lui avaient offerts.

 

Marcella mit la main sur la poignée du placard.

“Mademoiselle ! Ça serait aller trop loin, non ?” (Monika)

 

Marcella ignora l’avertissement de Monika et ouvrit le placard.

 

“Il n’y a aucune tenue de ville…” (Marcella)

 

Il n’y avait que des uniformes et des vêtements de sport fournis par l’école.

Marcella ouvrit ensuite le tiroir du bas.

“Vous ne pouvez pas ! Ce n’est pas bien !” (Monika)

Monika essaya d’arrêter Marcella en attrapant sa main, mais le tiroir avait déjà été ouvert.

 

“Vide…” (Marcella)

Le tiroir était complètement vide.

 

“Arg…” (Orianna)

 

Une voix similaire à celle de quelqu’un se faisant étrangler fit se retourner Marcella et Monika. Orianna semblait être sur le point de pleurer en se tenant debout devant le tiroir du bureau qu’elle avait ouvert sur les indications de Marcella.

 

“Que s’est-il passé ?!” (Marcella)

Marcella se précipita pour voir le contenu du tiroir, et Monika suivit avec une mauvaise conscience.

Elles sortirent toutes les deux le contenu du tiroir.

 

” ” Arg… ” ” (Marcella et Monika)

 

Marcella se figea alors que des larmes apparaissaient aux yeux de Monika. Ces larmes coulaient déjà de ceux d’Orianna.

 

Dans le tiroir se trouvait un unique os.

Un os, sans aucune viande, soigneusement posé dans une assiette.

Elles ne savaient pas si Adele l’avait obtenu de la cuisine, mais cet os était couvert de marques de morsures.

 

“Serait-ce le casse-croûte de cette fille…?” (Marcella)

Ces mots sortirent spontanément de la bouche de Marcella sous le choc.

 

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